La femme que j’aime n’existe pas

La femme que j’aime n’existe pas
et pourtant je ne peux abandonner
ma recherche pour elle ;
et ça, cette recherche,
ce pèlerinage infini
qui va comme un cercle
tournant et tournant
au milieu du cœur de l’amour –
cette brulure, ce délire,
cette espérance futile mais inépuisable –
c’est le poème –
l’offrande de mon âme
dans le feu de son autel.

Du poème je suis…

Du poème
je suis ce qui lutte
à te toucher,
cette lumière
qui approfondit sa pureté
dans son désir
à fleurir dans ta peau ;
du poème
je suis ce silence
qui écoute
ton cœur battre
dans la chair du monde,
je suis cette voix
qui s’est perdue dans le vent
il y a des siècles
et qui cherche à jamais
à se dissoudre
dans l’intime de ton souffle.

Du poème
je suis cette attente
qui déchire mon cœur
et le remplit du silence
de ta voix.

Haiku # 483

…الوقت يمضي

عقرب الساعة
لدغة ذنبه
ثقب في قلبي

~

Les fleurs fanées
retournant comme larmes…
première pluie d’automne

~

 Au fil des années
les larmes pourraient-elle
devenir des fleurs ?

~

Is this life ? –
longing for a freedom
we will never have

~

Landing at my desk
the birdsongs from the field
poking fun at me

Free Verse # 404 (tes yeux mon encrier)

Tes yeux
mon encrier,
ta peau
la vague où
voulant écrire
je me noie,
je me perds.

~

…et le jour tisse le souffle des moments transpercés par la lecture des livres de philosophie, poésie, et le cœur de l’amour.

~

Mystical companionship,
together reading and writing
philosophy and poetry,
tangled in the roots,
two trees growing symbiotic
from the white breast of love.

~

Amour inachevé, amour inachevable, dans tes entrailles le don du poème, de la danse, de la vie.

~

Wanting me to write her poetry
she came,
night overflowing
from her glass of wine,
in the light of the moon
her freckled skin dressed.

~

Tout ce que je possède,
quelque gouttes de sang dilués
dans l’eau du poème,
dans le noir de ses cheveux
un oiseau rouge arrondissant
le nid de mes rêves.