Haiku # 574

Pas une seule fleur
pour rejoindre mon âme
au ciel du matin

~

Se faufilant entre
les vagues de sa peau
le soleil allume
le visage du matin

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La femme que j’aime n’existe pas

La femme que j’aime n’existe pas
et pourtant je ne peux abandonner
ma recherche pour elle ;
et ça, cette recherche,
ce pèlerinage infini
qui va comme un cercle
tournant et tournant
au milieu du cœur de l’amour –
cette brulure, ce délire,
cette espérance futile mais inépuisable –
c’est le poème –
l’offrande de mon âme
dans le feu de son autel.

Du poème je suis…

Du poème
je suis ce qui lutte
à te toucher,
cette lumière
qui approfondit sa pureté
dans son désir
à fleurir dans ta peau ;
du poème
je suis ce silence
qui écoute
ton cœur battre
dans la chair du monde,
je suis cette voix
qui s’est perdue dans le vent
il y a des siècles
et qui cherche à jamais
à se dissoudre
dans l’intime de ton souffle.

Du poème
je suis cette attente
qui déchire mon cœur
et le remplit du silence
de ta voix.