Tanka # 182

Je ne suis qu’un fantôme
qui cherche la lumière
émanant de ton visage
pour pouvoir dans cet amour
se dissiper

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Free Verse # 436 (je t’aime)

La neige,
je la sentis en dormant,
sa haleine blanche
fondant dans mes rêves
tel le parfum
de la femme inconnue
que j’aime.

~

A l’aube
je m’assois à la fenêtre,
dans l’haleine du silence
le parfum de ton souffle
embrasse mes joues,
dans la lumière qui frémit
autour des fleurs
l’auréole de ton visage
absorbe la vie
qui coule dans mes veines.
Je t’aime.

~

The red poppies
diligently hiding
in the folds of her skin;
to uncover them
I leaf through, patiently,
with the breath of poetry.

~

Without her
poetry is just words,
sunlight and wine
offer no warmth,
and life is but a shell
of salt and sand.

~

My heart
a midnight train
buzzing
with empty faces
all longing
for your face

~

Now
it begins again,
the long ache
of trying to forget her
only to find her
in another’s smile,
in another’s face.

La femme que j’aime n’existe pas

La femme que j’aime n’existe pas
et pourtant je ne peux abandonner
ma recherche pour elle ;
et ça, cette recherche,
ce pèlerinage infini
qui va comme un cercle
tournant et tournant
au milieu du cœur de l’amour –
cette brulure, ce délire,
cette espérance futile mais inépuisable –
c’est le poème –
l’offrande de mon âme
dans le feu de son autel.

Haiku # 529

Ecoutant le silence
et la chandelle qui tremble
au souffle des étoiles

~

Fuyant dans les herbes
le haïku du poète mort
un jour d’automne

~

Ma vie s’écroule…
il ne reste de moi
que ce poème d’amour

~

Fleur dans les herbes…
poète mort un automne
foudroyé d’amour

~

Brume dans les feuilles jaune…
de la vie il ne reste
que l’éternité d’amour

Lettre, Juin 18, 2017

Je suis un flâneur dans le corps de la femme unique. S’il y a de l’herbe, des déserts, des îles, des montagnes, des forêts, des cités, des histoires, des galaxies, et des immensités, c’est toujours dans son corps, et voilà la passion secrète qui est l’élan vitale de mon esprit, ma vie, et mon humble poème.

Ma conscience du monde c’est monde en tant que femme, corps et cœur de femme, l’infini et l’éternel de ses entrailles, de son essence, l’océan qu’elle est, et qui est le défi pour l’homme et le marin en moi. La femme ne peut jamais être conquis, acquis, elle effleure seulement dans l’acte de danser avec elle, lui écrire des poèmes, voyageant ses horizons océanique avec ma virile conscience et passion. Une femme n’a pas de fin. Sa présence brûle comme l’encens dans le cœur de Dieu. Et alors, je la poursuis, je l’aime jusqu’à la mort, au-delà de toute mort.

Free Verse # 404 (tes yeux mon encrier)

Tes yeux
mon encrier,
ta peau
la vague où
voulant écrire
je me noie,
je me perds.

~

…et le jour tisse le souffle des moments transpercés par la lecture des livres de philosophie, poésie, et le cœur de l’amour.

~

Mystical companionship,
together reading and writing
philosophy and poetry,
tangled in the roots,
two trees growing symbiotic
from the white breast of love.

~

Amour inachevé, amour inachevable, dans tes entrailles le don du poème, de la danse, de la vie.

~

Wanting me to write her poetry
she came,
night overflowing
from her glass of wine,
in the light of the moon
her freckled skin dressed.

~

Tout ce que je possède,
quelque gouttes de sang dilués
dans l’eau du poème,
dans le noir de ses cheveux
un oiseau rouge arrondissant
le nid de mes rêves.