La femme que j’aime n’existe pas

La femme que j’aime n’existe pas
et pourtant je ne peux abandonner
ma recherche pour elle ;
et ça, cette recherche,
ce pèlerinage infini
qui va comme un cercle
tournant et tournant
au milieu du cœur de l’amour –
cette brulure, ce délire,
cette espérance futile mais inépuisable –
c’est le poème –
l’offrande de mon âme
dans le feu de son autel.

Advertisements

Haiku # 529

Ecoutant le silence
et la chandelle qui tremble
au souffle des étoiles

~

Fuyant dans les herbes
le haïku du poète mort
un jour d’automne

~

Ma vie s’écroule…
il ne reste de moi
que ce poème d’amour

~

Fleur dans les herbes…
poète mort un automne
foudroyé d’amour

~

Brume dans les feuilles jaune…
de la vie il ne reste
que l’éternité d’amour

Lettre, Juin 18, 2017

Je suis un flâneur dans le corps de la femme unique. S’il y a de l’herbe, des déserts, des îles, des montagnes, des forêts, des cités, des histoires, des galaxies, et des immensités, c’est toujours dans son corps, et voilà la passion secrète qui est l’élan vitale de mon esprit, ma vie, et mon humble poème.

Ma conscience du monde c’est monde en tant que femme, corps et cœur de femme, l’infini et l’éternel de ses entrailles, de son essence, l’océan qu’elle est, et qui est le défi pour l’homme et le marin en moi. La femme ne peut jamais être conquis, acquis, elle effleure seulement dans l’acte de danser avec elle, lui écrire des poèmes, voyageant ses horizons océanique avec ma virile conscience et passion. Une femme n’a pas de fin. Sa présence brûle comme l’encens dans le cœur de Dieu. Et alors, je la poursuis, je l’aime jusqu’à la mort, au-delà de toute mort.

Free Verse # 404 (tes yeux mon encrier)

Tes yeux
mon encrier,
ta peau
la vague où
voulant écrire
je me noie,
je me perds.

~

…et le jour tisse le souffle des moments transpercés par la lecture des livres de philosophie, poésie, et le cœur de l’amour.

~

Mystical companionship,
together reading and writing
philosophy and poetry,
tangled in the roots,
two trees growing symbiotic
from the white breast of love.

~

Amour inachevé, amour inachevable, dans tes entrailles le don du poème, de la danse, de la vie.

~

Wanting me to write her poetry
she came,
night overflowing
from her glass of wine,
in the light of the moon
her freckled skin dressed.

~

Tout ce que je possède,
quelque gouttes de sang dilués
dans l’eau du poème,
dans le noir de ses cheveux
un oiseau rouge arrondissant
le nid de mes rêves.

Je t’écris

Je t’écris
comme un moine dans son cloitre
parle avec Dieu,
comme les arbres dénudés
touchés par le printemps
fleurissent durant la nuit.

Je t’écris
le soupir des jasmins
sous le caresse de la lune,
le feu doux de l’aube
dans les gorges des oiseaux.

Je t’écris
comme un poète remplis
par l’âme du poème,
comme une flamme de chandelle
dont le souffle éteint
les larmes de la nuit.

Je t’écris
parce que l’amour ose
être tout ce qu’il peut
dans un monde sans rêve,
parce que l’amour vit
dans l’éternité de Dieu.