Haiku # 690

Une soirée d’hiver
je la passe à contempler
l’âme d’une chandelle

Le corps de la flamme d’une chandelle, ce souffle de lumière, est si transparent qu’il est, en même temps, son âme. Cette métaphore, je la trouve convenante pour décrire ce que c’est le poème.

Du poème je suis…

Du poème
je suis ce qui lutte
à te toucher,
cette lumière
qui approfondit sa pureté
dans son désir
à fleurir dans ta peau ;
du poème
je suis ce silence
qui écoute
ton cœur battre
dans la chair du monde,
je suis cette voix
qui s’est perdue dans le vent
il y a des siècles
et qui cherche à jamais
à se dissoudre
dans l’intime de ton souffle.

Du poème
je suis cette attente
qui déchire mon cœur
et le remplit du silence
de ta voix.