Haiku # 551

La douceur de ses yeux
perturbe ma pensée,
abîme ma mémoire

Advertisements

La femme que j’aime n’existe pas

La femme que j’aime n’existe pas
et pourtant je ne peux abandonner
ma recherche pour elle ;
et ça, cette recherche,
ce pèlerinage infini
qui va comme un cercle
tournant et tournant
au milieu du cœur de l’amour –
cette brulure, ce délire,
cette espérance futile mais inépuisable –
c’est le poème –
l’offrande de mon âme
dans le feu de son autel.

Free Verse # 419 (la rue de ce poème)

Nuit d’hiver,
la rivière dans la vallée
gronde avec
la gueule blanche de la neige,
et moi, dans ma chambre,
assis auprès de la fenêtre,
écoute le souffle de la chandelle
mêlé au silence.

~

In the hush of dawn
I hear your voice,
the light of a distant star
dewing in my soul.

~

Dans mon cœur
je suis toujours
à l’écoute de ta voix

~

Dans la vie il n’y a qu’un poème à écrire, le reste est de la grammaire.

~

Pour rendez-vous je te donne
la rue de ce poème
où tous mes mots
courent comme un fleuve
qui désir se noyer
dans la fleur de ta peau

~

When I write
It is always like this,
I imagine your lips
Drinking the words
Sip by sip,
But my heart
Is the goblet
And my spirit the wine,
And the breath
You take from me
As you sip
You return,
Mouth on mouth
Relishing the poem
Of eternal love.

~

If this love
I did not give to you
In poems I would go mad,
But poems
Can be anything really,
A touch of a fingertip,
A shared breath,
A hike in the forest
As the sun sets,
For a poem, really,
Is synchronicity,
And two hearts open
To the source of love.

~

You visit me
When I’m about to leave
So I change my mind and stay,
But then, as I’m going, you call
And I stop to listen
To what you have to say,
So it seems that my life is nothing
But knots circling your being
In ever larger circles of mystery,
And a listening to the stillness
Of your soul.

Du poème je suis…

Du poème
je suis ce qui lutte
à te toucher,
cette lumière
qui approfondit sa pureté
dans son désir
à fleurir dans ta peau ;
du poème
je suis ce silence
qui écoute
ton cœur battre
dans la chair du monde,
je suis cette voix
qui s’est perdue dans le vent
il y a des siècles
et qui cherche à jamais
à se dissoudre
dans l’intime de ton souffle.

Du poème
je suis cette attente
qui déchire mon cœur
et le remplit du silence
de ta voix.